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«Et si le confinement nous conduisait à une transformation du travail?»

FIGAROVOX/TRIBUNE - L’expérience du confinement doit nous encourager à favoriser le développement du télétravail, un modèle particulièrement adéquat au monde de demain, argumente le vice-président de la Fondation Concorde Jonas Haddad.

Si vous lisez cette tribune, vous avez certainement passé votre journée à participer à des réunions téléphoniques ou à répondre à distance à des messages électroniques.

La crise du COVID-19 que nous traversons nous pousse à revoir plusieurs aspects de notre vie quotidienne, tant personnelle, familiale que professionnelle. Nous voyons apparaître une nouvelle fracture sociétale entre d’une part ceux qui peuvent prétendre au télétravail et l’exercent dans des conditions favorables (maison secondaire, pièce dédiée, connexion internet fiable, etc.) et d’autre part ceux qui ne peuvent y prétendre (métiers de main-d’œuvre et liés à l’industrie non concernés, cohabitation délicate, exclus du numérique, etc.).

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Dans une tribune au Paris-Normandie, Jonas Haddad, fondateur de « Réussir Rouen » et membre des LR, souhaite que Rouen retrouve son rayonnement grâce à l’organisation d’événements culturels ambitieux.

«Notre émotion profonde et notre mobilisation immédiate pour restaurer Notre-Dame a été un révélateur. Pour beaucoup d’entre nous, un lien si particulier nous unit avec notre culture et notre patrimoine. Personnellement, j’ai été d’autant plus ému qu’en tant que Rouennais, nous avons la chance de vivre au beau milieu d’un patrimoine unique, de réalisations remarquables et d’une œuvre vivante qui continue d’évoluer dans cette longue superposition des époques.

C’est fort de cet alliage que Rouen va devoir relever dans les années qui viennent, entre 2020 et 2028, un défi magnifique : redevenir une capitale culturelle et même une capitale européenne de la culture en 2028. Comme vous, j’y crois, car Rouen possède des atouts uniques, mais comme vous, je sais que nous devons faire davantage pour redonner à Rouen le rang culturel qu’elle mérite. Une association vient d’être lancée pour réussir ce défi, avec à sa tête, un chef d’entreprise passionné de culture, Daniel Havis [président de la Matmut, NDLR]. C’est un signal positif de rapprochement du monde artistique et de l’entrepreneuriat. Désormais, notre ville ne peut se contenter de choix politiques timorés en matière culturelle. Pour preuve, les métropoles comme Lille, Lyon ou Nantes qui ont réussi leur transformation ont fait de la culture le pilier de leur renaissance...

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De l’urgence de remettre Rouen au cœur du nœud de transports national

C’est décidé ! Rouen ne sera plus desservie par la ligne Rouen-Lyon dont la compagnie aérienne Hop ! garantissait jusqu'à présent le trajet. La décision a été prise mais ne surviendra pourtant que le 17 juin 2019, c'est-à-dire : dès le lendemain de l'Armada.

Pourtant à travers le monde se multiplient des projets innovants, sans doute futuristes pour le moment, comme l'Hyperloop ou le space train qui promettent de traverser la France en à peine plus d'une heure et qui révèlent, par l'engouement qu'ils suscitent dans les milieux économiques, le besoin évident et finalement toujours continu de vitesse chez certains.

Et c’est à ce moment là, très précisément, que Rouen va s'éloigner un peu plus de tout et surtout, de tous.

Il s'agit donc d'une nouvelle orientation de la compagnie Hop ! qui ne peut être que regrettée.

En effet, elle survient dans un contexte porteur, puisque d'un côté la fréquentation des vols ne cesse d'augmenter et d'un autre côté, des efforts d'investissement considérables ont été programmés avec de grands travaux prévus sur le site de l'aéroport rouennais dès l'été 2019 pour un coût de 5,3 millions d'euros.

Pourquoi donc changer de cap ? Et ainsi rayer une fois de plus de la carte Rouen dans le réseau national de la mobilité. Au contraire, il faut inclure Rouen dans ce réseau national car Rouen, en plus d'y avoir toute sa place, en a besoin pour son développement.

Il est sans doute venu le temps de rappeler à tous, ce que beaucoup d'entre nous pensons être une évidence mais qui ne semblent plus l'être pour certains, quand Rouen gagne en offre de transports, les Rouennais gagnent mais aussi la Normandie.

Avec cette idée en tête, comment ne pas rejoindre celles et ceux, élus et usagers, qui déplorent cette décision ? On peut voir dans le traitement de la place rouennaise, un exemple significatif de ce qui mine nos régions, et notamment la nôtre depuis trop longtemps déjà.

Nous sommes pris dans un étau qui devient de plus en plus insupportable. D'une part, la politique gouvernementale tend à réduire la fréquence des lignes ferroviaires régionales et d'autre part, les métropoles se voient poussées dans leurs retranchements par les politiques de rentabilité décidées dans les entreprises du transport aérien. Mais quand parlons-nous du territoire, de notre ville, de nos besoins vitaux de nous déplacer rapidement ?

Engageons cette discussion cruciale pour Rouen. Nous devons le faire unis et forts sans quoi nous nous retrouverons avec le même résultat qu'aujourd'hui : les intérêts rouennais sont oubliés. Avant tout, puisqu'ils sont peu ou mal défendus.

Finalement, l'avion est une occasion, que l'actualité a mis en en lumière, de parler de ce que doit être la mobilité à Rouen. Autrement dit, de comment on va et vient dans notre ville.

Comme chacun le sait, pressée d'un côté par le secteur privé qui feint d'ignorer la vitalité de Rouen au profit d'économies fonctionnelles, et de l'autre par un gouvernement qui manque de considération pour les métropoles de France, Rouen doit miser sur l'avenir des moyens de transport. D'autant plus, dans ce moment singulier de transition pour parvenir à prendre le virage décisif face au bouleversement climatique.

Ce n'est pas en fermant les lignes rouennaises que l'on supprimera les demandes de vitesse. On allongera en grande partie le trajet de ceux qui veulent venir et on découragera aussi certains de faire le trajet. On pourrait s'exclamer : quelle politique d'attractivité... à destination de nos voisins !

Dans l'immédiat, et pour le futur proche, nous devons garder notre ville proche par les airs du plus grand nombre d'endroits en France, et ailleurs, pour que tous ceux qui veulent faire réussir Rouen puissent y arriver.

Ce week-end se déroulait au Manoir de Villers la conférence "Justice & Politique".

Devant plusieurs juristes et responsables associatifs de la métropole rouennaise, j'ai eu l’honneur d’animer des échanges et débats constructifs sur ce thème si riche !

Merci encore aux organisateurs de cet événement

«Communication politique : comment la Droite peut (re)gagner la bataille médiatique »

 

Samedi16 décembre 2017 sur la Bodega à Rouen, Jonas Haddad et Marie-Hélène Roux recevaient :

  • Jean-Sébastien FERJOU, fondateur du site ATLANTICO,
  • Avec le témoignage de François HENRIOT, journaliste-honoraire – consultant.

Compte-Rendu :

Françoise Guégot, secrétaire départementale

Je suis très heureuse de voir que nous sommes de plus en plus nombreux pour ces rencontres de la métropole. Je suis ravi d’accueillir à Rouen, entre les deux rives, Jean-Sébastien et François, tant il est nécessaire d’avoir des animations, des débats sur des sujets divers et variés. Le thème d’aujourd’hui : la communication politique.
Récemment, l’élection interne s’est très bien passée, je compte et je fais confiance à Laurent Wauquiez pour rassembler notre famille politique. Je souhaite une fédération ouverte, vivante.


Marie-Hélène Roux, vice-Présidente de la Métropole de Rouen et conseillère municipale de Rouen

La communication est devenue cruciale dans tous les domaines de la vie, au travail comme dans la vie personnelle.

Dans le cadre politique, deux interrogations se posent alors :
- Comment communiquer, être visible quand on est une élue d’opposition ?
- Comment faire évoluer la communication vers les sujets de fonds ? Quelles sont les solutions concrètes aux problèmes posés ?


François Henriot, journaliste-honoraire, consultant

« Comment entrer en contact avec les journalistes en région ? »

Ils ont désormais de multiples activités : traiter le sujet, faire de la vidéo, tweeter, réseaux sociaux...

Il faut CONNAITRE ces journalistes, l’actionnaire, le directeur de telle chaine. Mais ça ne suffit pas dans le quotidien de l’élu. Il faut connaitre en amont les chefs d’équipe : rédacteurs en chef, adjoint, responsable d’édition, local pour les hebdos gratuits.

Apporter une information, aller droit au but, parler de sujets intéressants pour la zone d’activité, nourrir, donner de la densité à une simple information, donner du contexte.

Le journaliste va vouloir répercuter les informations qui intéressent ses lecteurs, auditeurs.
Il ne faut pas être auto-centré sur son propos mais s’intéresser au besoin du lecteur.

« Peut-on dissimuler quelque chose à un journaliste ? »

Clairement non, il faut parler naturellement. Éviter la langue de bois et les formules toutes faites.


Jonas Haddad, chargé de mission pour les Républicains sur la Métropole de Rouen

Merci à tous d’être là. Je remercie Françoise de sa confiance, Catherine et les élus présents. Le parcours de Jean-Sébastien nous montre qu’il n’y a pas de fatalité dans la communication. Si on a quelque chose à dire, on nous écoute. Il fonde en 2011 Atlantico, le média libéral en France. Passé par Sciences Po Paris, il a travaillé sur le service public, pour Sept à Huit. Il est devenu en quelques années avec Atlantico, un des leaders des médias plutôt classés à droite. Affaires révélées : DSK, le mur des cons, écoutes de P. Buisson...

- Pour toi, quel est l’état des médias ? comme le veut une idée reçue, sont-ils « de gauche » ?
- Quel est l’état de la droite ? Peut-on encore intéresser les Français ?


Jean-Sébastien Ferjou, fondateur du site Atlantico

« Quel est l’état des médias ? Sont-ils "de gauche" ? »

Ce qui intéresse les médias : faire de l’audience.

On peut dire globalement que les médias ne sont pas structurellement de droite ou de gauche. Cependant, les journalistes sont issus de certaines formations, qui sont classées plutôt de gauche. Cela dit, il n’est pas impossible il est même indispensable de leur parler, besoin démocratique de débat.

Comme évoqué, pour le journaliste, il faut lui donner ce qu’il veut, donner de la vraie information.

Il faut jouer le jeu, accepter les débats qu’on nous propose. Ils veulent faire de l’audience avec les sujets qui intéressent les français.

Il ne faut pas considérer l’information aujourd’hui comme seulement un moyen de comprendre ce qu’il se passe, c’est aussi une manière de passer le temps.

Les médias ont évolué : aujourd’hui les gens « n’écoutent pas la TV, ils la regardent » => les intervenants sont appelés à répondre sur des sujets moins « de fonds », jouer le jeu de l’émotionnel, présence, présentateurs très expressifs.

Chaque média a des besoins différents :

Exemple « Sept à Huit » : audience très grand public, jouer sur l’émotionnel. Au moment du Sidaction, reportage en Afrique. Il n’y a pas de mauvais sujets, que des mauvaises manières de les raconter. En Côte d’Ivoire : plus de 20% de la pop séropositive, seulement 500 traitements financés par l’État.  Carton d’audience contre ce que la chaine prévoyait. Il ne faut pas être trop technique dans les médias, l’objectif est de se faire entendre en parlant des attentes des français. L’attention est diluée, pas parfaite. Il faut se battre pour leur attention, mots clés, il faut s’adapter aux émotions, parler des sujets qui touchent les gens.

Exemple : Ségolène Royal s’est imposée car elle parlait des sujets concrets. Éviter les grands discours, essayer de convaincre les autres. Faire entrer dans votre logique de raisonnements des sujets plus concrets.

« Pourquoi on ne peut pas parler de "vrais sujets" ? »

Ce que Nicolas Sarkozy a apporté c’est une attitude : « je suis de droite et je vous emmerde ».

La droite avait renoncé à ces sujets, domination de la gauche, médiatiquement. Les partis qui ont oublié ce qu’ils étaient. La droite s’est laissé convaincre par les intimidations de certains médias. Il ne faut pas se laisser culpabiliser. Il faut utiliser ses propres mots, ne pas accepter ceux des autres. Il faut parler directement avec ses mots.

Dans les médias, ils veulent toujours des gens de droite. L’audience, le public a besoin de cette voix singulière.

Atlantico : 3 à 5 millions de personnes qui viennent consulter chaque mois. Quand on dit autre chose on peut capter des lecteurs.

« Qu’est-ce que les Républicains ont à dire globalement ? aujourd’hui ? »

J’ai peur que les Républicains n’aient pas grand-chose à dire actuellement.
La stratégie qui consiste à parler uniquement de valeurs n’est pas vraiment utile.

Pourtant quelques enjeux décisifs :

>> Montée des inégalités dans le monde

Mondialisation qui bénéficie aux très riches, aux pauvres. Catastrophique pour les classes moyennes : les politiques ont mis très longtemps à s’en apercevoir.

Réflexion : comment reprendre la main sur notre destin ?

Règles de la mondialisation : on peut avoir un impact dessus dans la définition des normes.

Exemple : au Havre : un seul scanner pour regarder dans les conteneurs.
Accords commerciaux avec les États-Unis, on doit contrôler notre exportation.
Pour l’importation, on ne contrôle rien.

Il faut savoir où se prennent les décisions ?

Pouvoirs sur les marchés financiers, multinationales : à Bruxelles.
Les politiques parlent des sujets d’éducation, santé où le pouvoir est encore à Paris.
Manque de discours des partis politiques.
Multinationales occidentales qui ont négocié les normes.

Question : comment on reprend la main ?
Ne pas se laisser enfermer dans être pour ou contre la vision de Macron.

>> La position de la Droite

Aujourd’hui, personne ne peut assumer le côté conservateur. La Droite : il faut assumer ce côté jardinier, on peut faire des boutures, garder des choses dans la société, en modifier d’autres. La Droite ne peut pas assumer qu’elle est porteuse d’une tradition, des choses qui marchent dans le monde.

Réalité première : les médias veulent du discours, de droite ou de gauche.

Il faut que la droite se mette à travailler ces sujets.

Crise de 2008, personne n’en parle, système du capitalisme financier et ses limites. Personne n’en a tiré les conséquences.
Vraie question : la droite est-elle encore libérale ? philosophiquement.
Cohabitation de V.Calmels avec G.Peltier, de sensibilités différentes qui existent chez Les Républicains.

Possible pour la droite d’assumer un positionnement différent tout en restant libéral. Les valeurs ne sont pas suffisantes pour construire tout un programme de gouvernement.

>> L’éclatement des médias

Sujet des réseaux sociaux, algorithmes. Twitter, Facebook veulent qu’il y ait le plus d’interactions possible. Le vivre-ensemble qui existait n’existe plus. On peut vivre des environnements en silos. Vrai combat pour les politiques : garder un discours parlant à tout le monde.

De plus en plus difficile de garder un rapport à la réalité, d’élaborer un discours qui parle à tout le monde.

Technologiquement, on ne vit pas/plus avec les autres. Par le biais des algorithmes, les GAFA nous mettent sous le nez ce qui pense qui va vous intéresser.


Questions des participants

Je me suis penché, en tant que militant, sur les réseaux qui ont fait gagner Emmanuel Macron, communication comme rôle clé, deux noms : Pierre Bergé et Patrick Drahi ?

Jean Sébastien Ferjou : En tant qu’analyste politique, j’avais vu que François Fillon pouvait se maintenir : il suffisait de regarder les électeurs.

En réalité, les grands patrons de presse- capitaines d’industrie n’ont pas d’action sur les journalistes, éventuellement peuvent empêcher un sujet de sortir.

Mauvaise communication de François Fillon : Il aurait dû s’excuser sur les montants pas sur l’emploi de sa femme. Moins on parle d’un sujet et plus le mal se repend, il faut parler des sujets.

Patrimoine d’Emmanuel Macron : tout le monde était obsédé par Pénélope Fillon. Sur Macron, personne ne n’y est intéressé.

Administration et justice politisée, c’est une réalité.

Je viens de faire une recherche Google « Laurent Wauquiez », que des articles négatifs alors que l’élection s’est bien passée, qu’en déduire !

Tout d’abord, la presse de gauche a une tradition populiste et polémique, donc les articles sont plus virulents.

Pour moduler toutefois, l’audience des grands médias en chute libre, donc il ne faut pas se laisser influencer par eux.

Il y a des sujets plus concrets dans le quotidien que le traitement de l’élection de Wauquiez comme l’emploi.


Conclusion de Françoise Guégot, secrétaire départementale

Merci à tous, merci particulièrement à Jean-Sébastien et François de nous avoir éclairé sur le sujet de la communication politique. C’est de plus en plus compliqué aujourd’hui pour les élus locaux : moyens moins importants pour les collectivités.  Pourtant, les indicateurs montrent que la Normandie reprend de l’avance, Il faut arriver à démontrer sur des sujets concrets que la Droite peut mener des politiques différentes et que la reconstruction de cette Droite est importante pour l’avenir.

 

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