fbpx

Recherche

Suivez Jonas : Facebook - Twitter - Instagram - YouTube

De l’urgence de remettre Rouen au cœur du nœud de transports national

C’est décidé ! Rouen ne sera plus desservie par la ligne Rouen-Lyon dont la compagnie aérienne Hop ! garantissait jusqu'à présent le trajet. La décision a été prise mais ne surviendra pourtant que le 17 juin 2019, c'est-à-dire : dès le lendemain de l'Armada.

Pourtant à travers le monde se multiplient des projets innovants, sans doute futuristes pour le moment, comme l'Hyperloop ou le space train qui promettent de traverser la France en à peine plus d'une heure et qui révèlent, par l'engouement qu'ils suscitent dans les milieux économiques, le besoin évident et finalement toujours continu de vitesse chez certains.

Et c’est à ce moment là, très précisément, que Rouen va s'éloigner un peu plus de tout et surtout, de tous.

Il s'agit donc d'une nouvelle orientation de la compagnie Hop ! qui ne peut être que regrettée.

En effet, elle survient dans un contexte porteur, puisque d'un côté la fréquentation des vols ne cesse d'augmenter et d'un autre côté, des efforts d'investissement considérables ont été programmés avec de grands travaux prévus sur le site de l'aéroport rouennais dès l'été 2019 pour un coût de 5,3 millions d'euros.

Pourquoi donc changer de cap ? Et ainsi rayer une fois de plus de la carte Rouen dans le réseau national de la mobilité. Au contraire, il faut inclure Rouen dans ce réseau national car Rouen, en plus d'y avoir toute sa place, en a besoin pour son développement.

Il est sans doute venu le temps de rappeler à tous, ce que beaucoup d'entre nous pensons être une évidence mais qui ne semblent plus l'être pour certains, quand Rouen gagne en offre de transports, les Rouennais gagnent mais aussi la Normandie.

Avec cette idée en tête, comment ne pas rejoindre celles et ceux, élus et usagers, qui déplorent cette décision ? On peut voir dans le traitement de la place rouennaise, un exemple significatif de ce qui mine nos régions, et notamment la nôtre depuis trop longtemps déjà.

Nous sommes pris dans un étau qui devient de plus en plus insupportable. D'une part, la politique gouvernementale tend à réduire la fréquence des lignes ferroviaires régionales et d'autre part, les métropoles se voient poussées dans leurs retranchements par les politiques de rentabilité décidées dans les entreprises du transport aérien. Mais quand parlons-nous du territoire, de notre ville, de nos besoins vitaux de nous déplacer rapidement ?

Engageons cette discussion cruciale pour Rouen. Nous devons le faire unis et forts sans quoi nous nous retrouverons avec le même résultat qu'aujourd'hui : les intérêts rouennais sont oubliés. Avant tout, puisqu'ils sont peu ou mal défendus.

Finalement, l'avion est une occasion, que l'actualité a mis en en lumière, de parler de ce que doit être la mobilité à Rouen. Autrement dit, de comment on va et vient dans notre ville.

Comme chacun le sait, pressée d'un côté par le secteur privé qui feint d'ignorer la vitalité de Rouen au profit d'économies fonctionnelles, et de l'autre par un gouvernement qui manque de considération pour les métropoles de France, Rouen doit miser sur l'avenir des moyens de transport. D'autant plus, dans ce moment singulier de transition pour parvenir à prendre le virage décisif face au bouleversement climatique.

Ce n'est pas en fermant les lignes rouennaises que l'on supprimera les demandes de vitesse. On allongera en grande partie le trajet de ceux qui veulent venir et on découragera aussi certains de faire le trajet. On pourrait s'exclamer : quelle politique d'attractivité... à destination de nos voisins !

Dans l'immédiat, et pour le futur proche, nous devons garder notre ville proche par les airs du plus grand nombre d'endroits en France, et ailleurs, pour que tous ceux qui veulent faire réussir Rouen puissent y arriver.

Ce week-end se déroulait au Manoir de Villers la conférence "Justice & Politique".

Devant plusieurs juristes et responsables associatifs de la métropole rouennaise, j'ai eu l’honneur d’animer des échanges et débats constructifs sur ce thème si riche !

Merci encore aux organisateurs de cet événement

«Communication politique : comment la Droite peut (re)gagner la bataille médiatique »

 

Samedi16 décembre 2017 sur la Bodega à Rouen, Jonas Haddad et Marie-Hélène Roux recevaient :

  • Jean-Sébastien FERJOU, fondateur du site ATLANTICO,
  • Avec le témoignage de François HENRIOT, journaliste-honoraire – consultant.

Compte-Rendu :

Françoise Guégot, secrétaire départementale

Je suis très heureuse de voir que nous sommes de plus en plus nombreux pour ces rencontres de la métropole. Je suis ravi d’accueillir à Rouen, entre les deux rives, Jean-Sébastien et François, tant il est nécessaire d’avoir des animations, des débats sur des sujets divers et variés. Le thème d’aujourd’hui : la communication politique.
Récemment, l’élection interne s’est très bien passée, je compte et je fais confiance à Laurent Wauquiez pour rassembler notre famille politique. Je souhaite une fédération ouverte, vivante.


Marie-Hélène Roux, vice-Présidente de la Métropole de Rouen et conseillère municipale de Rouen

La communication est devenue cruciale dans tous les domaines de la vie, au travail comme dans la vie personnelle.

Dans le cadre politique, deux interrogations se posent alors :
- Comment communiquer, être visible quand on est une élue d’opposition ?
- Comment faire évoluer la communication vers les sujets de fonds ? Quelles sont les solutions concrètes aux problèmes posés ?


François Henriot, journaliste-honoraire, consultant

« Comment entrer en contact avec les journalistes en région ? »

Ils ont désormais de multiples activités : traiter le sujet, faire de la vidéo, tweeter, réseaux sociaux...

Il faut CONNAITRE ces journalistes, l’actionnaire, le directeur de telle chaine. Mais ça ne suffit pas dans le quotidien de l’élu. Il faut connaitre en amont les chefs d’équipe : rédacteurs en chef, adjoint, responsable d’édition, local pour les hebdos gratuits.

Apporter une information, aller droit au but, parler de sujets intéressants pour la zone d’activité, nourrir, donner de la densité à une simple information, donner du contexte.

Le journaliste va vouloir répercuter les informations qui intéressent ses lecteurs, auditeurs.
Il ne faut pas être auto-centré sur son propos mais s’intéresser au besoin du lecteur.

« Peut-on dissimuler quelque chose à un journaliste ? »

Clairement non, il faut parler naturellement. Éviter la langue de bois et les formules toutes faites.


Jonas Haddad, chargé de mission pour les Républicains sur la Métropole de Rouen

Merci à tous d’être là. Je remercie Françoise de sa confiance, Catherine et les élus présents. Le parcours de Jean-Sébastien nous montre qu’il n’y a pas de fatalité dans la communication. Si on a quelque chose à dire, on nous écoute. Il fonde en 2011 Atlantico, le média libéral en France. Passé par Sciences Po Paris, il a travaillé sur le service public, pour Sept à Huit. Il est devenu en quelques années avec Atlantico, un des leaders des médias plutôt classés à droite. Affaires révélées : DSK, le mur des cons, écoutes de P. Buisson...

- Pour toi, quel est l’état des médias ? comme le veut une idée reçue, sont-ils « de gauche » ?
- Quel est l’état de la droite ? Peut-on encore intéresser les Français ?


Jean-Sébastien Ferjou, fondateur du site Atlantico

« Quel est l’état des médias ? Sont-ils "de gauche" ? »

Ce qui intéresse les médias : faire de l’audience.

On peut dire globalement que les médias ne sont pas structurellement de droite ou de gauche. Cependant, les journalistes sont issus de certaines formations, qui sont classées plutôt de gauche. Cela dit, il n’est pas impossible il est même indispensable de leur parler, besoin démocratique de débat.

Comme évoqué, pour le journaliste, il faut lui donner ce qu’il veut, donner de la vraie information.

Il faut jouer le jeu, accepter les débats qu’on nous propose. Ils veulent faire de l’audience avec les sujets qui intéressent les français.

Il ne faut pas considérer l’information aujourd’hui comme seulement un moyen de comprendre ce qu’il se passe, c’est aussi une manière de passer le temps.

Les médias ont évolué : aujourd’hui les gens « n’écoutent pas la TV, ils la regardent » => les intervenants sont appelés à répondre sur des sujets moins « de fonds », jouer le jeu de l’émotionnel, présence, présentateurs très expressifs.

Chaque média a des besoins différents :

Exemple « Sept à Huit » : audience très grand public, jouer sur l’émotionnel. Au moment du Sidaction, reportage en Afrique. Il n’y a pas de mauvais sujets, que des mauvaises manières de les raconter. En Côte d’Ivoire : plus de 20% de la pop séropositive, seulement 500 traitements financés par l’État.  Carton d’audience contre ce que la chaine prévoyait. Il ne faut pas être trop technique dans les médias, l’objectif est de se faire entendre en parlant des attentes des français. L’attention est diluée, pas parfaite. Il faut se battre pour leur attention, mots clés, il faut s’adapter aux émotions, parler des sujets qui touchent les gens.

Exemple : Ségolène Royal s’est imposée car elle parlait des sujets concrets. Éviter les grands discours, essayer de convaincre les autres. Faire entrer dans votre logique de raisonnements des sujets plus concrets.

« Pourquoi on ne peut pas parler de "vrais sujets" ? »

Ce que Nicolas Sarkozy a apporté c’est une attitude : « je suis de droite et je vous emmerde ».

La droite avait renoncé à ces sujets, domination de la gauche, médiatiquement. Les partis qui ont oublié ce qu’ils étaient. La droite s’est laissé convaincre par les intimidations de certains médias. Il ne faut pas se laisser culpabiliser. Il faut utiliser ses propres mots, ne pas accepter ceux des autres. Il faut parler directement avec ses mots.

Dans les médias, ils veulent toujours des gens de droite. L’audience, le public a besoin de cette voix singulière.

Atlantico : 3 à 5 millions de personnes qui viennent consulter chaque mois. Quand on dit autre chose on peut capter des lecteurs.

« Qu’est-ce que les Républicains ont à dire globalement ? aujourd’hui ? »

J’ai peur que les Républicains n’aient pas grand-chose à dire actuellement.
La stratégie qui consiste à parler uniquement de valeurs n’est pas vraiment utile.

Pourtant quelques enjeux décisifs :

>> Montée des inégalités dans le monde

Mondialisation qui bénéficie aux très riches, aux pauvres. Catastrophique pour les classes moyennes : les politiques ont mis très longtemps à s’en apercevoir.

Réflexion : comment reprendre la main sur notre destin ?

Règles de la mondialisation : on peut avoir un impact dessus dans la définition des normes.

Exemple : au Havre : un seul scanner pour regarder dans les conteneurs.
Accords commerciaux avec les États-Unis, on doit contrôler notre exportation.
Pour l’importation, on ne contrôle rien.

Il faut savoir où se prennent les décisions ?

Pouvoirs sur les marchés financiers, multinationales : à Bruxelles.
Les politiques parlent des sujets d’éducation, santé où le pouvoir est encore à Paris.
Manque de discours des partis politiques.
Multinationales occidentales qui ont négocié les normes.

Question : comment on reprend la main ?
Ne pas se laisser enfermer dans être pour ou contre la vision de Macron.

>> La position de la Droite

Aujourd’hui, personne ne peut assumer le côté conservateur. La Droite : il faut assumer ce côté jardinier, on peut faire des boutures, garder des choses dans la société, en modifier d’autres. La Droite ne peut pas assumer qu’elle est porteuse d’une tradition, des choses qui marchent dans le monde.

Réalité première : les médias veulent du discours, de droite ou de gauche.

Il faut que la droite se mette à travailler ces sujets.

Crise de 2008, personne n’en parle, système du capitalisme financier et ses limites. Personne n’en a tiré les conséquences.
Vraie question : la droite est-elle encore libérale ? philosophiquement.
Cohabitation de V.Calmels avec G.Peltier, de sensibilités différentes qui existent chez Les Républicains.

Possible pour la droite d’assumer un positionnement différent tout en restant libéral. Les valeurs ne sont pas suffisantes pour construire tout un programme de gouvernement.

>> L’éclatement des médias

Sujet des réseaux sociaux, algorithmes. Twitter, Facebook veulent qu’il y ait le plus d’interactions possible. Le vivre-ensemble qui existait n’existe plus. On peut vivre des environnements en silos. Vrai combat pour les politiques : garder un discours parlant à tout le monde.

De plus en plus difficile de garder un rapport à la réalité, d’élaborer un discours qui parle à tout le monde.

Technologiquement, on ne vit pas/plus avec les autres. Par le biais des algorithmes, les GAFA nous mettent sous le nez ce qui pense qui va vous intéresser.


Questions des participants

Je me suis penché, en tant que militant, sur les réseaux qui ont fait gagner Emmanuel Macron, communication comme rôle clé, deux noms : Pierre Bergé et Patrick Drahi ?

Jean Sébastien Ferjou : En tant qu’analyste politique, j’avais vu que François Fillon pouvait se maintenir : il suffisait de regarder les électeurs.

En réalité, les grands patrons de presse- capitaines d’industrie n’ont pas d’action sur les journalistes, éventuellement peuvent empêcher un sujet de sortir.

Mauvaise communication de François Fillon : Il aurait dû s’excuser sur les montants pas sur l’emploi de sa femme. Moins on parle d’un sujet et plus le mal se repend, il faut parler des sujets.

Patrimoine d’Emmanuel Macron : tout le monde était obsédé par Pénélope Fillon. Sur Macron, personne ne n’y est intéressé.

Administration et justice politisée, c’est une réalité.

Je viens de faire une recherche Google « Laurent Wauquiez », que des articles négatifs alors que l’élection s’est bien passée, qu’en déduire !

Tout d’abord, la presse de gauche a une tradition populiste et polémique, donc les articles sont plus virulents.

Pour moduler toutefois, l’audience des grands médias en chute libre, donc il ne faut pas se laisser influencer par eux.

Il y a des sujets plus concrets dans le quotidien que le traitement de l’élection de Wauquiez comme l’emploi.


Conclusion de Françoise Guégot, secrétaire départementale

Merci à tous, merci particulièrement à Jean-Sébastien et François de nous avoir éclairé sur le sujet de la communication politique. C’est de plus en plus compliqué aujourd’hui pour les élus locaux : moyens moins importants pour les collectivités.  Pourtant, les indicateurs montrent que la Normandie reprend de l’avance, Il faut arriver à démontrer sur des sujets concrets que la Droite peut mener des politiques différentes et que la reconstruction de cette Droite est importante pour l’avenir.

 

Lire le Diaporama de la Réunion

« La Santé : Accès aux soins, quel hôpital et quelle médecine de ville aujourd’hui et demain ? »

 

Samedi 18 novembre 2017 sur la Bodega à Rouen, Jonas Haddad et Marie-Hélène Roux recevaient :

  • le Dr Gérald Kierzek, urgentiste et chroniqueur médical sur Europe 1,
  • le Dr Frédéric Jégou, secrétaire général de l’Union Régionale des Médecins libéraux, Anesthésiste réanimateur, président de la commission médicale d’établissement Clinique du Cèdre.

Compte-Rendu :

  • Lancement des Rencontres par Jonas Haddad, chargé de mission pour la métropole rouennaise.
  • Pour Françoise Guégot, secrétaire départementale : Nous avons besoin dans la métropole de relancer des débats, de nous lancer dans une réflexion, au moment où la reconstruction de notre famille politique est essentielle. Cette seconde rencontre sera suivie de nombreuses autres. Le monde politique n’a pas une côte exceptionnelle en ce moment. Il faut donc, à travers ces rencontres, attirer de nouveaux visages autour de nouveaux sujets. Nous avons la chance de vivre dans un pays qui fonctionne de manière démocratique. Faire de la politique, c’est d’abord agir sur nos territoires, au quotidien. L’exécution de ces différentes politiques est essentielle pour l’avenir de nos régions, départements, communes. Il faut que nous soyons entendus et crédibles, et c’est tout l’enjeu de ces rencontres. La santé est un thème peu ou pas développée par la majorité présidentielle, nous considérons la question de la désertification médicale comme un sujet majeur. C’est une vision de société, que voulons-nous demain pour notre médecine ? Nous avons fait des erreurs importantes à droite, nous n’avons pas été assez loin, pas eu un bon regard sur ce monde de la santé. C’est un domaine essentiel qui concerne tous les français, il y a un intérêt crucial à s’y intéresser.
  • Marie-Hélène Roux, conseillère municipale de Rouen et Vice-Présidente de la Métropole, complète : Notre volonté est, à travers ces rencontres, de faire venir des experts, coller à l’actualité mais aussi sur des sujets que vous souhaiteriez voir aborder. L’actualité c’est notamment le budget de la sécurité sociale qui a été abordé au Parlement. C’est également les débats actuels autour des deux entités centrales qui fournissent des soins: l’hôpital et la médecine de ville.

La Médecine Libérale

Dr Frédéric Jégou, secrétaire général de l’Union Régionale des Médecins libéraux.
Anesthésiste réanimateur, président de la commission médicale d’établissement Clinique du Cèdre.

Le Dr Jégou a déroulé une présentation complète destinée à éclairer l’état de la médecine libérale en France avec un focus sur la Normandie. « Qu’est-ce que la médecine en général et la médecine générale en Normandie ? »

  • La représentation médicale a évolué avec la fusion des deux régions. ARS : Agence Régionale de Santé, basée à Caen.

  • Présentation de l’URML Normandie (Union Régionale des Médecins Libéraux de Normandie) :
    o Représentation réglementaire des 5000 médecins libéraux.
    o URML Normandie œuvre dans le domaine de l’organisation des soins en collaboration avec les autres acteurs de la santé : ARS, collectivités territoriales, Assurance Maladie, Ministère de la Santé.
    o Création loi de 1993, extension aux autres professions de santé libérales HPST 2009.
    o Elus pour une durée de 5 années par l’ensemble des médecins libéraux exerçant une activité conventionnée, même à temps partiel.
    o AG 40 élus, Bureau 12 élus, trois collèges.

  • L’URML défend un projet professionnel : il faut faire venir les professionnels sur les territoires. La réussite passe autant par le projet professionnel que par le projet architectural, comme les maisons de santé.

  • Profil type du médecin libéral qui s’installe aujourd’hui: femme, 39 ans, avec deux enfants. Donnée essentielle : crèche, école, activités périscolaires.

  • L’URML Normandie établit un projet régional de santé, en concertation avec d’autres instances. Analyse des besoins de santé et de l’offre de soins.

  • L’innovation passe par la Télémédecine : utiliser une messagerie sécurisée, réseaux (élus qui peuvent venir en support), interface entre les élus, les collectivités, les médecins et les industriels.

  • Données de base sur la médecine en Normandie. La Métropole de Rouen Normandie : 71 communes/ 3 bassins de vie
    o 80 Médecins Généralistes/100 000 hab pour bassin de vie de Rouen
    o Densité Eure 59,2 MG/100 000 hab
    o Seine Maritime : 80,4 MG/100 000 habo Normandie : 75 MG/ 100 000 hab
    o Nationale 107 MG/100 000 hab
    o Âge médian : 50 ans pour le bassin de vie de Rouen.
    o Normandie : 57
    o National : 51
    o Nombre d’omnipraticiens qui baisse et bénéficiaires qui augmentent.

  • Les propositions de l’URML pour réorganiser l’offre de soins en premier recours : 5 objectifs :
    - Préserver l’offre de soins existante et la structurer pour la rendre attractive.
    - Permettre l’installation de jeunes confrères.
    - Améliorer ses conditions d’exercice (continuité des soins, équilibre vie prof/perso)
    - Utiliser des solutions informatiques adaptées à son exercice.
    - Coordination pluridisciplinaire des professionnels de santé du territoire (projet de santé du territoire).

  • Politique régionale des pôles de santés libéraux et ambulatoires (PSLA)
    « Basé sur le volontariat, un Pôle de Santé Libéral et Ambulatoire (PSLA) est une organisation pluridisciplinaire de professionnels de santé dans un bassin de vie. Cette organisation peut être conçue en multi-sites (un pôle principal avec des antennes sur le territoire concerné) ou sur un seul site. Le PSLA regroupe des professionnels de santé libéraux et peut aussi intégrer des acteurs des domaines médico-sociaux, en collaboration avec les structures et les établissements sanitaires existants sur le territoire. »

  • Politique de déploiement régional
    o Charte régionale (diagnostic territorial, guichet unique de financement (monde de l’entreprise libéral méconnue – problématique auprès des jeunes qui voudraient s’installer), accompagnement et suivi)
    o Charte régionale PSLA qui réunit et engage :
    - L’Etat
    - Les Collectivités territoriales
    - L’ARS
    - Les usagers
    - Les autres URPS
    - CO (différents ordres professionnels)
    - Les universités
    - ARN (remplaçants), SIHN (internes)
    - URIOPSS (médico-social)

171118 Rencontre Metropole carte
Dans la Normandie réunifiée : restructuration de l’offre de soin de premier secours en Normandie.
Zones d’emplacements prioritaires en rouge, aide au financement.

 

L’Offre de soins libérale actuelle en Normandie

  • 47 établissements privés libéraux en Normandie
  • 28 en Seine-Maritime et Eure
  • 14 ETS Médical Chirurgie Obstétrique
  • 4 services d’urgence.
  • Offrir une prise en charge de qualité et adapté aux besoins.
  • Continuité des soins : comment le reprendre en charge ?

L’innovation par la Télémédecine

  • GCS Normand-e Santé : projets et perspectives en télémédecine
  • TELEEXPERTISE, TELECONSULTATION : charriot, cabine, smartphone...
  • TELE-AVC : Réalisée et déploiement dans les établissements pilotes (CH Dieppe et CHU Rouen) finalisée avec formation des utilisateurs à partir de novembre 2016.
  • Sites pilotes : CH Eure Seine et GHH, fin 2016.
  • PARTAGE (dématérialisation du dossier d’imagerie) : la plateforme fait l’objet de tests complémentaires. Raccordement à la production pour CH de Dieppe début 2017.
  • TELERADIOLOGIE/ TELE-DERMATOLOGIE.
  • TISSE (télémédecine en structure médico-sociale) : suivi conjoint avec guichet technique et supports outils collaboratifs. 50 structures EHPAD ou en hébergement de personnes en situation de handicap.
  • DMP (dossier médical partagé) : déploiement en région depuis début 2012.
  • 18500 DMP créés dont 48% alimentés à ce jour
  • + de 39 000 documents versés et majoritairement des CR d’hospitalisations.
  • MSS (messagerie sécurisée en santé) – APICRYPT
  • Relais du plan de déploiement national promu par l’ASIP Santé
  • 4 établissements pilotes en région sur 15 en France. Accompagnement 400K€ en région.
  • 600 boites MSS PSL créées en région : excellent taux en % de boite/professionnel de santé.
  • DPP (dossier périnatalité personnel)
  • Importance du déploiement du très haut débit partout sur le territoire pour le développement de la télémédecine.
  • Demandes en ligne pour traiter des formalités administratives.

Enjeux actuels de l’URML

  • Restaurer le plaisir et le bien-être dans la profession : aujourd’hui médecin généraliste par mois se suicide en Normandie. Forme d’isolement, contre laquelle il faut lutter.
  • S’interroger sur la permanence des soins en établissement de santé
    - 34 millions d’euros en Normandie
    - A quel moment doit-on avoir un médecin de garde sur place ?

 

L’offre publique de santé

Dr Gérald Kierzek, Anesthésiste réanimateur, urgentiste et chroniqueur médical sur Europe 1.

  • Introduction du Dr Kierzek sur l’actualité chaude notamment l’Affaire du Levothyrox : problème de communication.
  • L’enjeu pour lui est de redonner un climat de confiance dans l’ensemble du secteur de la santé, de re-créer une vraie démocratie sanitaire. On est dans un système un peu fou dans lequel la ville et l’hôpital ne se parlent pas. Les jeunes ne s’installent plus.

Quatre erreurs commises dans les dernières années :

  • Séparation médecine de ville/ médecine en hôpital : A l’hôpital, les médecins ne dirigent plus, c’est l’administration qui a pris le pouvoir suite à l’évolution des organisations, ce qui produit des directions sans déontologie. Dans la gestion, les primes ont augmenté, et sont désormais alignées sur l’efficience de l’établissement, critère financier, au détriment du service produit par les professionnels, et du service aux patients. Les professionnels doivent pouvoir revenir sur une médicalisation de la gouvernance.
  • Sort des généralistes qui ne s’installent plus en ville et les spécialistes de l’hôpital qui vont s’installer en ville. Il y a un problème croissant dans les urgences. Spécialité de médecine d’urgence qui se crée, Spécialité importante avec un système de gardes. On ne pourra plus faire autre chose, trop cloisonné, pas de passerelles. Problème de recrutement des médecins urgentistes dans les années à venir ?
  • Formation des médecins. La réforme Debré a permis la création des CHU : Formation uniquement à l’hôpital, étudiants qui ne voient l’hôpital qu’avec un objectif d’être Professeur des universités. Empêche des passerelles entre la ville et l’hôpital. Système pyramidal des ordonnances de 58. II faudrait remettre en cause la loi HPST qui rigidifie ce système.
  • Concepts et Virage ambulatoire. On a tendance à raisonner en concept à la mode, avec des « mots valises » d’énarques. Or, la réalité c’est qu’on a un pays en voie de vieillissement, problème de réseau d’information, patients qui reviennent. Virage ambulatoire : suppression des lits, valorisé, mieux payé. On devrait pouvoir garder les patients. Nouveau concept de « pertinence des soins » : l’Etat et le CNAM pourront à terme dire par exemple tel établissement pratique trop d’appendicectomie par rapport à une norme et qualifier le service de « déviant ».

Attention également au remède-miracle de la Télémédecine : ce n’est pas la télécabine qui va remplacer le médecin généraliste sur les territoires. C’est plutôt une régression, ce n’est pas ça la médecine moderne. En revanche, il faut pouvoir articuler la médecine de proximité, le centre hospitalier, le médecin traitant et le CHU. Possibilité de diagnostic rapide via télémédecine, orientation rapide des malades.

Conclusion du Dr Kierzek: il souhaite une re-médicalisation des organisations pour sortir de la logique purement gestionnaire, la fin des ordonnances de 58, la création d’un deuxième niveau du médecin de proximité.

 

Questions de la salle

Yan : Y’a t-il un lien entre l’offre de santé et le nombre de médecins diplômés par an ?

  • Réponses des intervenants :
    Le Numerus clausus a beaucoup évolué: « robinet très fermé » dans les années 70 puis robinet très ouvert depuis quelques années. Constat : on manque aujourd’hui de médecins, on va rouvrir le NC on est passé de 4000 à 8000 médecins.
    Ce n’est pas l’unique problème. La question cruciale c’est la mauvaise répartition des médecins, dans la répartition des spécialités, mauvaise répartition dans le territoire, mauvaise répartition entre libéral et hospitalier.
    Il faut un vrai Projet professionnel, pour les praticiens, il ne faut pas contraindre comme le veulent certains politiques « Happy doctors, happy patients. »

Yvonne : Est-ce que le fait que le Ministre de la Santé soit médecin peut faire changer les choses ?

  • Réponses des intervenants :
    A priori pas tant que ça car la Ministre actuelle est aussi dans une logique de « pertinence des soins », une logique économique et hospitalo-universitaire. On ne peut pas avoir une gestion comptable et universitaire. Cependant, elle connait quand même le monde hospitalier, et a la volonté de bien faire les choses. Très différent de Marisol Touraine, unanimement critiquée. On peut encore lui accorder le bénéficie de la nouveauté, et aujourd’hui elle passe la moyenne. Mais concrètement, que va-t-elle faire ?
    Gouvernements différents mais une administration qui ne bouge pas et donc des projets qui ne bougent pas.

François : Concernant la motivation ou non-motivation des jeunes diplômés, est-ce que la profession fait quelque chose pour contrer la tendance de non-installation ?

  • Réponses des intervenants :
    Aujourd’hui très peu de jeunes diplômés souhaitent s’installer tout seul. Il faut les aider à franchir le pas de l’intégration dans une équipe, les y maintenir heureux. De façon plus globale le monde de la santé doit prendre sa part dans le combat pour l’attractivité de notre territoire. Il faut démontrer qu’on peut être heureux en tant que praticien libéral, qu’on peut avoir un équilibre vie privée/vie professionnelle. Il faut un vrai travail de fond sur les raisons qui font aimer la Normandie et son métier.

Questions de la salle

ð  Yan : Y’a t-il un lien entre l’offre de santé et le nombre de médecins diplômés par an ?

Réponses des intervenants :

Le Numerus clausus a beaucoup évolué: « robinet très fermé » dans les années 70 puis robinet très ouvert depuis quelques années. Constat : on manque aujourd’hui de médecins, on va rouvrir le NC on est passé de 4000 à 8000 médecins.

Ce n’est pas l’unique problème. La question cruciale c’est la mauvaise répartition des médecins, dans la répartition des spécialités, mauvaise répartition dans le territoire, mauvaise répartition entre libéral et hospitalier.

Il faut un vrai Projet professionnel, pour les praticiens, il ne faut pas contraindre comme le veulent certains politiques « Happy doctors, happy patients. »

 

>> Yvonne : Est-ce que le fait que le Ministre de la Santé soit médecin peut faire changer les choses ?

Réponses des intervenants :

A priori pas tant que ça car la Ministre actuelle est aussi dans une logique de « pertinence des soins », une logique économique et hospitalo-universitaire. On ne peut pas avoir une gestion comptable et universitaire. Cependant, elle connait quand même le monde hospitalier, et a la volonté de bien faire les choses. Très différent de Marisol Touraine, unanimement critiquée. On peut encore lui accorder le bénéficie de la  nouveauté, et aujourd’hui elle passe la moyenne. Mais concrètement, que va-t-elle faire ?

Gouvernements différents mais une administration qui ne bouge pas et donc des projets qui ne bougent pas.

>>  François : Concernant la motivation ou non-motivation des jeunes diplômés, est-ce que la profession fait quelque chose pour contrer la tendance de non-installation ?

Réponses des intervenants :

Aujourd’hui très peu de jeunes diplômés souhaitent s’installer tout seul. Il faut les aider à franchir le pas de l’intégration dans une équipe, les y maintenir heureux. De façon plus globale le monde de la santé doit prendre sa part dans le combat pour l’attractivité de notre territoire. Il faut démontrer qu’on peut être heureux en tant que praticien libéral, qu’on peut avoir un équilibre vie privée/vie professionnelle. Il faut un vrai travail de fond sur les raisons qui font aimer la Normandie et son métier.

Sécurité & Identité : « Terrorisme et identité, comment nous protéger ? »

 

Ce samedi 7 octobre, sur la Bodega à Rouen, Jonas Haddad et Marie-Hélène Roux ont accueilli les participants pour cette première édition des Rencontres de la Métropole. Pour la première rencontre autour du thème de la sécurité, Jonas et Marie-Hélène ont invité Rafik Smati, entrepreneur, fondateur du Mouvement Objectif France et le Général Bertrand Soubelet.

Ils ont rappelé les objectifs de ce nouveau rendez-vous mensuel : créer du lien entre les circonscriptions de la Métropole, échanger ensemble, militants et sympathisants, creuser un thème pour susciter le débat en invitant des personnalités politiques et de la société civile.

Général Bertrand Soubelet : Constat : Nous vivons une période particulière dans notre pays, évolution inattendue au plan politique et au plan sociétal. Nous avons trop laissé faire et nous assistons à un revers brutal sur certains sujets de sociétés. Ici en Normandie, il y a plusieurs foyers d’insécurité en particulier en Seine-Maritime. Le général revendique une parole extrêmement libre et l’importance d’affirmer la réalité telle qu’elle est. Il regrette un déni permanent sur un certain nombre de sujets. Il rappelle la mission conduite en 2013 à l’Assemblée Nationale où il pointait les dysfonctionnements de notre pays en matière de sécurité. « Il faut des moments où il faut déranger pour avancer ». Après 35 ans au service de la France, dans le domaine de la sécurité, il a été candidat aux législatives cette année dans les Hauts de Seine et est également entrepreneur.

Rafik Smati : Il évoque la Seine comme point de départ de l’identité française et un sujet d’actualité qui lui tient beaucoup à cœur : le canal Seine-Nord Europe. C’est l’exemple typique de la fausse bonne idée qui va porter préjudice à notre pays et à notre région, la Normandie, signant probablement l’arrêt de mort du port du Havre, 52ème port mondial. La France est la deuxième puissance maritime du monde, elle a la responsabilité politique d’investir sur la mer et sur les ports. Le président a choisi l’option la plus facile à travers cet exemple du canal Seine-Nord.

L’identité, c’est aussi des territoires, une géographie : nous pensons qu’il y a une culture française. La France n’est pas qu’un pays de start-up, il y a des agriculteurs, des commerçants...
Deux choses nous opposent fondamentalement avec Emmanuel Macron : la sécurité et l’identité. Nous ne croyons pas à une France multiculturaliste. Il faut tisser un lien entre hier, aujourd’hui et demain. Exemple de la loi Macron et d’une disposition qui visait à déréglementer le marché de la publicité dans les espaces ruraux.

Un autre axe où nous devons être vigilant : la souveraineté budgétaire. Le déficit public, le mur de la dette en France est une bombe à retardement. Le budget 2018 prévoit une augmentation de la dépense publique, suppression de 1600 postes dans la fonction publique. Là-dessus, le gouvernement actuel fait beaucoup de communication, de la théâtralisation, des grands mots pour finalement rien en réalité.

Il est indispensable de proposer une opposition forte, de rénover la droite, LR va avoir besoin de renouveau, de propulser une nouvelle génération pour combattre. Nous devons remonter à cheval maintenant, pas dans un an.

Général Soubelet : la sécurité, élément fondateur du contrat social.

C’est un thème essentiel qui s’inscrit dans un débat plus global, ce n’est pas un concept fumeux ou nébuleux. Le devoir absolu de l’exécutif est d’assurer la sécurité des français sur tout le territoire. Malheureusement, on le sait, il y a des endroits où la sécurité des français est moins bien assurée. Il faut des moyens, je suis un praticien qui a vécu cela de l’intérieur. Quand ce gouvernement est arrivé aux affaires, j’avais déjà fait passer un certain nombre de messages à EM. J’ai observé une grande distance entre les paroles et les actes. La sécurité, c’est avant tout faire.

Avec le gel des crédits confirmés pour la police et la gendarmerie, c’est 400 millions en moins pour la sécurité, ce n’est pas un sujet majeur pour le gouvernement, je le regrette. En réalité, c’est de la politique comme avant. Ils font de la vieille politique, avec des fonctionnements qui sont très anciens, peu flatteurs pour notre pays. Pour assurer notre sécurité, il faut des moyens humains et matériels, en plus des moyens législatifs et réglementaires. On a bien souvent l’impression en France de régler le problème dès qu’on vote une loi. On fait des réformes en permanence et on ne donne pas les moyens associés sur le terrain. C’est un fonctionnement administratif.

Ce que nous appelons actuellement le terrorisme en France : c’est quelque chose qui à la base n’en est pas. Une frange de la population n’a jamais trouvé sa place dans notre société, ils ont bien souvent vécu la culture de leurs parents, ils sont tiraillés. La France n’a pas fixé les règles et n’a pas accompagné les personnes qui sont arrivées dans notre pays. Nous avons des générations qui ne sont pas à l’aise dans notre pays et vont chercher une cause à défendre ailleurs pour exister, la délinquance notamment. Le grand danger que nous n’avons pas encore vu à l’œuvre : le terrorisme venu de l’étranger.

Il faut donner aux policiers et aux gendarmes les moyens de lutter contre le terrorisme. Nous n’avons pas le droit de continuer comme ça, il faut une politique biométrique, il faut savoir qui rentre dans notre pays à travers la création d’une base administrative, laissant des traces, donnant des arguments pour pouvoir expulser. L’objectif est d’identifier rapidement les identités.

Exemple de l’attentat des Champs Elysées : fiché S à qui on a donné une autorisation de détention d’arme. Il y a une difficulté d’ordre idéologique, dictats d’une certaine élite intellectuelle, liberté publique et droits de l’homme qui priment sur tout. On n’a pas les moyens de croiser les fichiers de nature administrative et judiciaire. La CNIL nous empêche de le faire.
 Difficulté que rencontre au quotidien les policiers et gendarmes. On manque de moyens juridiques et matériels pour remplir la mission.
Notre état d’esprit : quand on est en guerre, il faut donner les moyens de la faire.

Rafik Smati : l’Etat en sait beaucoup moins sur nous que les géants du web comme Apple (biométrie à travers les nouveaux iPhone). C’est un vrai sujet de société, nous sommes en retard.

La sécurité physique des biens et des personnes est la base du contrat social. Notre priorité, c’est le régalien, mais celui-ci représente aujourd’hui moins de 3% de notre PIB.

Jonas lance l’échange avec la salle.

Serge. D : Allez-vous vous rapprocher de L. Wauquiez ?

Général S : Je n’ai jamais appartenu à un parti politique. Philosophiquement, je suis plutôt de droite. Ce qui m’intéresse c’est la qualité des hommes et des femmes et leur épaisseur humaine, la possibilité d’avancer et de faire progresser des idées et des postures. J’ai toujours gardé ma liberté. Dans leur fonctionnement traditionnel, les partis politiques sont à la base des difficultés de notre pays. Je ne rejoindrai pas un parti politique qui n’a pas permis de faire émerger de solutions pour notre pays.

Rafik Smati : Le « nous », c’est la France. Servir par-delà les considérations politiciennes qui empêchent d’avancer. Nous avons comme unique horizon de pensée : l’avenir.

Christian : question sur l’enjeu des Français présents au Moyen-Orient et sur le terrorisme venu de l’étranger (évoqué au début par B. Soubelet).

Général Soubelet : Les forces spéciales sont engagées dans une mission difficile, celle d’identifier des personnes susceptibles de venir sur notre territoire. C’est très efficace, faire en sorte qu’ils ne viennent jamais. Une menace importante existe, celle d’individus rentrés dans notre pays, implantés, « dormants », pas identifiés. On les identifiera trop tard. Nous n’avons pas de chiffres mais on sait qu’ils sont là. Ce sont de véritables professionnels.

En ce qui concerne ceux qui vont faire le Djihad, il faut tout faire pour qu’ils ne remettent pas les pieds sur notre territoire. Aura-t-on le courage d’expulser pour les binationaux ? Il faut traiter les autres, ce qui nécessite une véritable volonté politique. Il faut prendre des solutions sérieuses. L’état ne prend pas ses responsabilités, les centres de dé radicalisation sont inefficaces.

M. Bossaert : pourquoi ne pas revenir au service militaire ?

Jonas Haddad : C’est typiquement un sujet sur lequel Macron fait du marketing en proposant de service militaire mais que sur un mois... ce qui coûte cher, et n’est pas efficace.

Général Soubelet : Emmanuel Macron a repris l’idée d’une discussion que j’ai eu avec lui : mettre toute notre jeunesse ensemble. Nous n’avons plus les moyens de faire un service militaire, aucun besoin de défense nationale, nous avons des militaires professionnels.

J’avais proposé un Parcours citoyen : intervention des services régaliens et activités. Lien direct entre les jeunes et ceux qui sont chargés de défendre notre pays de la 6ème à la terminale.

Je proposais de terminer ce Parcours citoyen par deux mois de service national : un mois de classe, encadrement de type militaire, un second mois de donner du temps pour la nation.

Un service militaire au sens strict du terme et pendant un moins n’a pas de sens :
- Pas les moyens. 700 000 jeunes par an à encadrer.
- Ne jamais dire que c’est un service militaire, ne jamais dire que les militaires le feront, ils ne savent pas faire. Il faut trouver un nouveau dispositif.

Marlène Mameaux : pourquoi faut-il avoir l’autorisation du pays d’origine pour expulser des personnes représentant un danger pour la France?

Procédure administrative très compliquée.
Difficulté à déterminer le pays d’origine : besoin de s’assurer de sa nationalité.
Il faut régler le problème de l’immigration avec les pays de départ.

Remi Roussin : Que faire avec ces Français, d’une culture double, pour les intégrer à un projet susceptible de représenter la France ? On ne peut pas les laisser de côté, comment faire pour les intégrer ?

Général Soubelet : je n’ai pas de solution miracle, nous constatons les effets. Il y a des générations sacrifiées, on ne peut rien faire. Ils ont un ressentiment permanent contre le pays dans lequel ils sont nés. En revanche, les générations qui viennent, c’est un enjeu important, personne ne s’y intéresse. Il faut une réaction ferme. Les différentes politiques de la ville n’ont servi à rien, on a acheté la paix sociale.

Rafik : Conclusion de ce débat : il nous faut redonner une envie de France. Il faut relancer notre esprit de conquête, écrire l’histoire. Il existe un parallèle entre l’Empire romain et la situation de la France. Dès que les Romains ont arrêté de rêver de conquérir la Germanie, pensant qu’ils se contenteraient de gérer l’opulence, ils ont lentement préparé les invasions barbares. Nous n’apportons pas aujourd’hui de rêve pour les nouvelles générations.

Les échanges ont été conclus par les organisateurs en proposant une nouvelle rencontre courant novembre sur un thème restant à définir.

Recevoir la lettre d'information de Jonas
et toutes les nouvelles de la campagne