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De l’urgence de remettre Rouen au cœur du nœud de transports national

C’est décidé ! Rouen ne sera plus desservie par la ligne Rouen-Lyon dont la compagnie aérienne Hop ! garantissait jusqu'à présent le trajet. La décision a été prise mais ne surviendra pourtant que le 17 juin 2019, c'est-à-dire : dès le lendemain de l'Armada.

Pourtant à travers le monde se multiplient des projets innovants, sans doute futuristes pour le moment, comme l'Hyperloop ou le space train qui promettent de traverser la France en à peine plus d'une heure et qui révèlent, par l'engouement qu'ils suscitent dans les milieux économiques, le besoin évident et finalement toujours continu de vitesse chez certains.

Et c’est à ce moment là, très précisément, que Rouen va s'éloigner un peu plus de tout et surtout, de tous.

Il s'agit donc d'une nouvelle orientation de la compagnie Hop ! qui ne peut être que regrettée.

En effet, elle survient dans un contexte porteur, puisque d'un côté la fréquentation des vols ne cesse d'augmenter et d'un autre côté, des efforts d'investissement considérables ont été programmés avec de grands travaux prévus sur le site de l'aéroport rouennais dès l'été 2019 pour un coût de 5,3 millions d'euros.

Pourquoi donc changer de cap ? Et ainsi rayer une fois de plus de la carte Rouen dans le réseau national de la mobilité. Au contraire, il faut inclure Rouen dans ce réseau national car Rouen, en plus d'y avoir toute sa place, en a besoin pour son développement.

Il est sans doute venu le temps de rappeler à tous, ce que beaucoup d'entre nous pensons être une évidence mais qui ne semblent plus l'être pour certains, quand Rouen gagne en offre de transports, les Rouennais gagnent mais aussi la Normandie.

Avec cette idée en tête, comment ne pas rejoindre celles et ceux, élus et usagers, qui déplorent cette décision ? On peut voir dans le traitement de la place rouennaise, un exemple significatif de ce qui mine nos régions, et notamment la nôtre depuis trop longtemps déjà.

Nous sommes pris dans un étau qui devient de plus en plus insupportable. D'une part, la politique gouvernementale tend à réduire la fréquence des lignes ferroviaires régionales et d'autre part, les métropoles se voient poussées dans leurs retranchements par les politiques de rentabilité décidées dans les entreprises du transport aérien. Mais quand parlons-nous du territoire, de notre ville, de nos besoins vitaux de nous déplacer rapidement ?

Engageons cette discussion cruciale pour Rouen. Nous devons le faire unis et forts sans quoi nous nous retrouverons avec le même résultat qu'aujourd'hui : les intérêts rouennais sont oubliés. Avant tout, puisqu'ils sont peu ou mal défendus.

Finalement, l'avion est une occasion, que l'actualité a mis en en lumière, de parler de ce que doit être la mobilité à Rouen. Autrement dit, de comment on va et vient dans notre ville.

Comme chacun le sait, pressée d'un côté par le secteur privé qui feint d'ignorer la vitalité de Rouen au profit d'économies fonctionnelles, et de l'autre par un gouvernement qui manque de considération pour les métropoles de France, Rouen doit miser sur l'avenir des moyens de transport. D'autant plus, dans ce moment singulier de transition pour parvenir à prendre le virage décisif face au bouleversement climatique.

Ce n'est pas en fermant les lignes rouennaises que l'on supprimera les demandes de vitesse. On allongera en grande partie le trajet de ceux qui veulent venir et on découragera aussi certains de faire le trajet. On pourrait s'exclamer : quelle politique d'attractivité... à destination de nos voisins !

Dans l'immédiat, et pour le futur proche, nous devons garder notre ville proche par les airs du plus grand nombre d'endroits en France, et ailleurs, pour que tous ceux qui veulent faire réussir Rouen puissent y arriver.

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